Musées et collections

Jordanie

Les collections épigraphiques des musées du nord de la Jordanie ont été étudiées de manière exhaustive en 2015-2018 par Julien Aliquot, Pierre-Louis Gatier, Jean-Baptiste Yon (HiSoMA) et Nabil Bader (Yarmouk University) : Jordan Museum (Amman), Jordan University (Amman), Ajlun Museum, Al-Bayt University Museum (Mafraq), Irbid Museum, Yarmouk University Museum (Irbid), Azraq Museum, Madaba Museum, Umm Qays Museum. Le travail a été complété par l’étude de deux collections privées (Bisharat, Rihani).

 

Liban

Deux projets parallèles, celui du Musée national de Beyrouth (564 inscriptions) et celui du musée de l’American University of Beirut (126 inscriptions), ont été menés à bien par Julien Aliquot et Jean-Baptiste Yon. Ils présentent un intérêt d’autant plus grand que les textes de la région et des musées de Beyrouth n’avaient été édités que de manière dispersée auparavant, dans des articles parfois très anciens, et que les premières prospections et les inventaires des musées ont révélé l’existence de nombreux inédits provenant du Liban et de tout le Proche-Orient. Les deux catalogues épigraphiques ont été publiés en 2016.

Par ailleurs, des expertises ont été réalisées par les membres de l’équipe à la demande de la Direction Générale des Antiquités et en collaboration étroite avec ses membres, au musée de Beiteddine ou encore sur les sites et dans les dépôts de Tripoli, Byblos, Beit Méri, Tyr et Sidon.

 

Syrie

En Syrie, Julien Aliquot s’est vu confier en 2007 la préparation du catalogue des inscriptions grecques et latines du Musée national de Damas. L’inventaire des textes conservés dans le jardin et dans les salles d’exposition est achevé. Il doit être complété par l’étude des inscriptions entreposées dans les réserves du musée. La collection épigraphique fera l’objet d’une publication collective.

 

Inscriptions grecques et latines du Proche-Orient au musée du Louvre

Le musée du Louvre est l’institution qui possède la plus grande collection d’inscriptions grecques et latines du Proche-Orient antique conservées en dehors de leur région d’origine. L’acquisition de ces documents est le fruit d’une longue histoire où se sont illustrés de grands savants comme Félix de Saulcy, Ernest Renan ou encore Charles Clermont-Ganneau. De la Turquie à la Palestine, en passant par la Jordanie, le Liban et la Syrie, divers ensembles se distinguent, comme les cippes funéraires de Sidon, les mosaïques d’Antioche, les textes de Doura-Europos, les mains votives du Liban, etc. Le catalogue en préparation doit réunir plus de trois cents documents d’époque hellénistique, romaine et byzantine. La publication donne l’occasion de mettre en valeur une partie importante des collections du Louvre, ainsi que le rôle du département des Antiquités orientales (AO) et du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines (AGER) dans la protection et la présentation d’un patrimoine très menacé. Elle s’inscrit dans le cadre du projet d’édition des Inscriptions grecques du Louvre (IG Louvre) en contribuant également aux travaux en cours du programme des IGLS.

 

Poids inscrits du Proche-Orient hellénistique et romain

Un volume consacré aux poids inscrits, civiques et royaux, du territoire couvert par les IGLS est en préparation avancée par les soins de Pierre-Louis Gatier. Les grandes collections d’Europe et du Proche-Orient ont été étudiées. Le projet s’appuie sur le programme de recherche international Pondera Online, dirigé par Charles Doyen à l’Université Catholique de Louvain.