IGLS 16/4

Posté le 15.10.2026

Le tome 16/4 des IGLS vient de paraître : Annie Sartre-Fauriat, Maurice Sartre, Inscriptions grecques et latines de la Syrie, 16, L’Auranitide, 4, Les hautes terres du Jebel al-ʿArab, Beyrouth, Presses de l’Ifpo, Bibliothèque archéologique et historique 228, 2026.

Au centre du Jebel al-ʿArab, les plus hauts villages permanents de l’Auranitide antique ont livré près de 300 inscriptions grecques (et quelques latines) où l’on retrouve souvent les mêmes thèmes que dans les autres régions du Ḥaurān. Le haut plateau, partagé d’abord entre la province romaine de Syrie au nord (jusqu’à Ṣalāḥ et Rusheideh au moins), et le territoire de Bostra et la province d’Arabie au Sud (depuis sa création en 106), fut réunifié lorsque les Sévères reportèrent la frontière de l’Arabie au nord du Trachôn (Lejā). L’originalité de ce secteur vient d’abord de l’importance du sanctuaire de Mushennef, où Athéna joue un rôle majeur aux côtés d’un Zeus local ; ce lieu de culte attire des pèlerins venus de toute la région et d’au-delà. Par ailleurs, la présence de militaires et de vétérans, ainsi que d’auxiliaires arabes, rappelle que l’on est en bordure de la frontière steppique qui s’étend, à l’est, en contrebas du massif montagneux : des camps, des fortins et des tours, attestés par l’épigraphie ou l’archéologie, le confirment. Enfin, à côté des sédentaires villageois s’affirme aussi la présence des nomades de la ḥarra qui ont laissé non seulement de nombreuses inscriptions safaïtiques à proximité des villages, mais aussi quelques textes grecs sur les rochers de la steppe.

Index et bibliographie